droite par une licorne. La moitié inférieure se compose de deux écus de même grandeur, mais tout seuls, l’un à gauche sous le lion, l’autre à droite sous la licorne ; ils sont séparés par un vase noir, un peu plus petit, sur lequel se détache en blanc un monogramme et d’où sort un arbuste sans feuilles. On sait[1] que la marque de Haller comprenait les armes de Pologne, de Lithuanie et de Cracovie. En effet, l’écu de droite contient le cavalier lithuanien, et les trois tours sous une porte, herse levée, de l’écu de gauche ne peuvent être que les armes de la ville de Cracovie. Quant au monogramme en blanc sur le vase, c’est celui de Jean Haller. Il se compose d’une h terminée à son sommet par une croix et traversée par un s[2].
Au verso du même feuillet est le Prologus Jacobi Stapulensis in Phisices introductorios dialogus (au lieu de dialogos). Puis vingt-quatre feuillets de texte avec deux figures. Pas de pagination, mais seulement des indications relatives aux feuilles d’imprimerie. À la fin : Dyalogus Jacobi Fabri Stapulensis In Phisicam introductione Impressus regia in civitale Cracouiensi. Impensis spectabilis viri domini Johannis Hailer civis cracouiensis. Anno salutis nostre. Millesimo quingentesimo decimo. Un feuillet blanc.
[texte latin▹]
2° L’introduction. — Jacobi Scapulensis /introductiones in litros phisicorū/ et de aīa (anima) aristotelis cū Jodoci neo/ portuēsis annotationibus declara/ tib’ (declarantibus) cūdide dicta singula obscuriora ipi’ (ipsius) introductois (introductionis). Au-dessous la même gravure sur bois. On remarquera que ce titre annonce deux Introductions, l’une aux livres d’Aristote sur la physique, l’autre à ses livres sur l’âme.
Au verso, une recommandation de l’ouvrage au lecteur, par un maître ès arts de Cracovie. Gregorius Sthauischyn arciü liberaliu magister studii Cracoiuësis lectori salutem. (Cette recommandation remplit la page. Le feuillet suivant est rempli au recto par la première et principale figure du Dialogue.
Ce qui précède se rapporte aux deux Introductions. Maintenant, au verso du feuillet occupé par la figure, on lit les deux titres suivants, dont le premier se rapporte à l’Introduction à la physique seule, mais en y comprenant le texte de Lefèvre et les éclaircissements de Jodocus (Josse Clictou), tandis que le second n’a trait qu’au texte de Lefèvre : Introductio in phisicam aristotelis. /Introductoriü stapulen in phi/ sicam Aristotelis. Suit immédiatement le texte de l’Introduction, divisé en sept paragraphes, entre lesquels sont intercalées, en caractères plus petits mais toujours gothiques, les expli-