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MUSCLES DU TRONC ET DU COU.

D’autre part, à l’humérus (lèvre postérieure de la coulisse bicipitale).

Ce muscle joue un rôle morphologique important. Il forme avec le grand dorsal la paroi postérieure de l’aisselle. Lorsque le bras tombe naturellement le long du corps, il est la cause de ce relief arrondi qui s’observe chez les sujets un peu musclés en dehors de l’angle inférieur du scapulum.


§ 2. — Muscle superficiel.


Deltoïde. (Pl. 49, fig. 4 et 5, pl. 55.)


insertions : en haut, à la clavicule (tiers externe du bord antérieur), à l’omoplate (bord externe de l’acromion et bord inférieur de l’épine) ;

En bas, à l’humérus (empreinte deltoïdienne).

Le deltoïde est entièrement sous-cutané, il constitue la saillie de l’épaule, recouvrant l’articulation scapulo-humérale de trois côtés : en avant, en arrière et en dehors.

Il est formé de trois faisceaux principaux divisant à peu près le muscle par tiers. Le tiers moyen ou faisceau acromial est composé de nombreux faisceaux secondaires qui sont obliques en divers sens. Il naît de l’acromion par des fibres aponévrotiques très courtes et se trouve parcouru au voisinage de son insertion inférieure par plusieurs cloisons verticales aponévrotiques sur lesquelles se rendent les fibres charnues. Il forme en bas la pointe du muscle, les deux autres faisceaux, l’antérieur et le postérieur, s’enfonçant au-dessous de lui à leur extrémité inférieure. Le faisceau antérieur naît de la clavicule par des fibres aponévrotiques très courtes auxquelles succèdent des fibres charnues toutes dirigées parallèlement. Le faisceau postérieur naît de l’épine de l’omoplate par une aponévrose triangulaire. Il est constitué par des fibres longitudinales décrivant un léger mouvement de spire en s’engageant inférieurement sous le faisceau moyen.

Le deltoïde détaché de ses points d’insertion est un muscle plat et qui affecte la forme triangulaire du Δ qui lui a donné son nom. Il est plus épais au centre qu’à ses extrémités.

Mis en place, son relief n’est pas uniforme. Il est beaucoup plus accusé en avant à cause de la saillie plus considérable de la tête humérale à ce niveau. En arrière, au contraire, la surface deltoïdienne est aplatie. Le bord supérieur suit les saillies osseuses. Le bord antérieur est rendu très évident par une dépression linéaire qui le sépare du grand pectoral. Le bord postérieur est beaucoup moins net. Il est en quelque sorte interrompu vers son milieu par une aponévrose qui remonte de l’aisselle et, le bridant en ce point, occasionne un méplat.