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MYOLOGIE.

augmentent d’étendue. Dans le second, au contraire, le bras prend une forme plus allongée, plus pleine ; le relief du biceps descend presque jusqu’à la saignée, donnant à la région plus d’uniformité et plus d’harmonie.

Action. — Le biceps brachial est fléchisseur de l’avant-bras sur le bras en même temps qu’il est supinateur de l’avant-bras. Par le tendon de sa longue portion, il maintient la tête de l’humérus appliquée contre la cavité glénoïde.


Triceps brachial. (Pl. 56, fig. 3 et 4.)


Ce muscle volumineux se divise supérieurement en trois chefs.

Insertions : supérieurement, au bord axillaire de l’omoplate au-dessous de la cavité glénoïde (partie moyenne ou longue portion), à l’humérus au-dessus de la gouttière radiale (partie externe ou vaste externe), à l’humérus au-dessous de la gouttière radiale (partie interne ou vaste interne) ;

Inférieurement, à la partie supérieure et postérieure de l’olécrane.

Nées des insertions supérieures multiples, les fibres charnues se groupent en trois corps charnus dont la disposition un peu complexe peut être ainsi résumée. Les fibres charnues de la longue portion et celles du vaste externe occupent la partie supérieure de la région et donnent naissance au large tendon qui forme l’insertion olécranienne. Les fibres charnues du vaste interne descendent plus bas que les précédentes, elles s’attachent au bord interne du tendon commun et à toute sa face profonde, le matelassant pour ainsi dire, et apparaissant même à son bord externe, au-dessous des fibres du vaste externe, où elles se confondent avec les fibres les plus supérieures de l’anconé. Le tendon commun offre une partie interne qui s’attache au sommet de l’olécrane et une partie externe qui se prolonge en bas jusqu’au bord postérieur du cubitus, recouvrant l’anconé et se continuant avec l’aponévrose antibrachiale.

Ce muscle occupe à lui seul toute la région postérieure du bras où il est sous-cutané, à l’exception de sa partie la plus supérieure qui disparaît sous le deltoïde. On distingue facilement sous la peau le méplat dû au large tendon commun qui le termine par en bas. Ce méplat remonte jusqu’à la partie moyenne du bras, et il est dirigé obliquement de bas en haut et de dedans en dehors. Il est soutenu par les fibres musculaires profondes du vaste interne. Le relief des fibres charnues du vaste externe le limite en haut et en dehors. En dedans, il est bordé par le relief beaucoup plus volumineux de la longue portion et du vaste interne réunis. Il est vrai que la part la plus considérable de ce relief revient à la longue portion, et que le vaste interne, d’ordinaire séparé du précédent par un sillon, n’en occupe que la partie la plus inférieure.