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Page:Rider Haggard - Découverte des mines du roi Salomon.djvu/58

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il avait, ce qui vaut mieux qu’un parchemin mal acquis, une expérience variée, mise au service d’une grande habileté naturelle. Pendant notre séjour à Durban, Good eut l’occasion d’amputer le gros orteil à un Cafre. Le patient surveillait attentivement l’opérateur ; étonné de tant de dextérité, il pria Good de ne pas s’arrêter à moitié chemin et de vouloir bien compléter son travail en lui remettant un autre orteil. L’Africain n’avait pas d’objection à ce que Good en mît un blanc, s’il n’en avait pas d’autre sous la main.

Deux points restaient encore : les armes et les domestiques. Sir Henry avait apporté d’Angleterre un véritable arsenal, dans lequel nous prîmes deux bons fusils du plus fort calibre de chez Tolley. Moi, je gardai le mien qui m’avait déjà rendu beaucoup de bons services, et dont je n’avais pas lieu de me défier, quoiqu’il ne fût pas sorti de la maison d’un armurier en vogue. Outre ces fusils, nous prîmes trois carabines à répétition, un fusil pour le menu gibier et trois fusils de rechange rayés et à répétition ; enfin, trois