Page:Rimbaud - Poésies complètes, Vanier, 1895.djvu/68

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Ça sentirait l’étable pleine
De fumiers chauds,
Pleine d’un rythme lent d’haleine,
Et de grands dos

Blanchissant sous quelque lumière ;
Et, tout là-bas,
Une vache fienterait fière,
À chaque pas !…

— Les lunettes de la grand’mère
Et son nez long
Dans son missel, le pot de bière
Cerclé de plomb,

Moussant entre les larges pipes
Qui, crânement,
Fument : dix, quinze, immenses lippes
Qui, tout fumant,

Happent le jambon aux fourchettes
Tant, tant et plus ;
Le feu qui claire les couchettes,
Et les bahuts ;