Page:Rivière - Recueil de contes populaires de la Kabylie du Djurdjura, 1882.djvu/180

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lage abandonné: « Ô Dieu, se dit-il, que me réservez-vous donc ? » Il continua à marcher. Le lendemain, vers le coucher du soleil, il vit un mouton qui donnait des coups de corne à un rocher : « Je resterai ici, se dit-il, jusqu’à ce que son maître vienne, j’irai avec lui. » Il dormit sur place jusqu’au lendemain. Le maître du mouton ne parut pas. Dans la soirée du quatrième jour, il aperçut un village et de la lumière ; en y arrivant, il trouva une foule de gens qui jouaient à « thiqar[1] ». — « Bonsoir à tous, » leur dit-il. « Sois le bienvenu, » répondirent les joueurs. Chacun de lui dire : « Viens souper avec moi. » Parmi les joueurs était un vieillard qui avait un enfant ; l’enfant d’un autre homme ne jouait pas, il était triste parce qu’on avait porté son père au tombeau. Le marchand revint dans son pays, il alla chez un vieillard et lui dit : « Le jour où je devins marchand, je partis pour gagner quelque chose. » Et il raconta ce qui lui était arrivé. Le vieillard lui répondit : « Ces deux hommes que tu as trouvés silencieux, le sont

  1. Sorte de jeu qui consiste à se donner des coups de pied dans le dos.