Page:Robida - Aladin.djvu/12

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portés chez Aladin où ils passèrent la nuit dans les mêmes conditions que précédemment et, de même au petit jour, ils furent rapportés au palais sans savoir par qui ni comment. Le Sultan revint visiter sa fille qui lui raconta tout ce qui lui était arrivé ; très affecté, le Sultan fit appeler son grand vizir et le mit au courant de ces faits en le priant de consulter son fils.

― Mon père, répondit celui-ci, tout ce que la princesse a dit au Sultan est parfaitement vrai et je préfère renoncer à cette union que de subir encore d’aussi cruels tourments.

La princesse ordonna qu’une servante fit l’échange de la vieille lampe pour une neuve.

Le jour même le Sultan ordonna qu’on interrompit les réjouissances, le mariage de la princesse Bradoulboudour et du fils du grand vizir étant annulé.

Aladin attendit que les trois mois fussent écoulés pour rappeler au Sultan la promesse qu’il lui avait faite. Il envoya alors sa mère au palais pour assister à l’audience.

― Seigneur, dit-elle après s’être prosternée, je me présente encore aux pieds de Votre Majesté pour lui rappeler la promesse qu’elle avait bien voulu me faire il y a trois mois.

Le Sultan en fixant ce délai avait espéré ne plus entendre parler d’Aladin. Embarrassé, il consulta son grand vizir.

― Sire, répondit celui-ci, exigez d’Aladin qu’il vous fasse présent de richesses considérables ; il ne pourra satisfaire votre désir et sa demande se trouvera tout naturellement repoussée.

Cette proposition plut au Sultan qui dit immédiatement :