Page:Robida - Aladin.djvu/17

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alors au magicien d’échanger votre verre contre le sien : il ne manquera pas d’accepter et quand il aura bu vous le verrez tomber mort !

Aladin se retira et son épouse se mit immédiatement en devoir de faire ses préparatifs. Le magicien africain fut charmé de l’accueil de la princesse et tout se passa selon le désir d’Aladin. Quand le misérable eut vidé le gobelet contenant la poudre, il tomba mort.

Aussitôt Aladin entra dans le salon et s’empara de la lampe merveilleuse qu’il trouva sur la poitrine du magicien, il la frotta et le génie lui apparut. Il lui donna ses ordres et le lendemain matin à l’aurore, le Sultan de Chine avait l’agréable surprise à son lever de pouvoir contempler le palais d’Aladin dans la même situation que s’il n’eût jamais bougé.

À partir de ce jour-là, Aladin et la princesse Bradoulboudour vécurent sans ennuis. À la mort du Sultan, comme il n’y avait pas d’héritiers mâles, ce fut la princesse qui lui succéda et avec elle Aladin. Leur règne fut aussi long qu’heureux et ils laissèrent une postérité qui, par la suite, devint illustre.


Robida Aladin illustration page16.jpeg


Dépot légal N° 172
Réimpression 4e Trimestre 1953

imp. cremieu r des suisses, paris (france)