Page:Rochegude - Promenades dans toutes les rues de Paris, 20.djvu/34

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


38. Au fond d’une propriété, regard triangulaire dit de la Roquette d’où les religieux de la Roquette tiraient leur eau. Ce regard a été restauré en 1812. A l’intérieur se trouve un écusson sculpté aux armes du chancelier de Chiverny qui était propriétaire de la Roquette : c’était le regard particulier de ce seigneur.

71. Rue des Envierges. Tracée en 1730. L’origine du nom vient peut-être du mot envigné, à cause des vignobles. Au 15 est la cité des Envierges, éclairée à l’huile. Au 3 et au 11 est la villa Faucheur. A l’extrémité de la rue des Envierges on a un beau panorama.


Boulevard de Belleville (1789) (côté pair).


Ce boulevard faisait partie des boulevards dits extérieurs de l’enceinte des fermiers généraux.

Belleville s’appelait au viie siècle Savies et ce nom en langue franque signifiait : montagne sauvage. Les rois mérovingiens y avaient une villa. Les premiers Capétiens y donnèrent des terres aux monastères parisiens, et c’est ainsi que le Prieuré de St-Martin-des-Champs y possédait un territoire assez étendu, grâce à la donation d’Henri Ier. Plus tard Savies fut morcelé en plus de 17 seigneuries dont celle du Grand Prieuré de France au xviiie siècle. Les moines de St-Martin utilisent les sources, et l’aqueduc, mentionné en 1634, est réparé en 1457. La montagne de Savies est appelée Portronville pendant le moyen âge, puis Belleville-sur-Sablon. Une paroisse y est créée en 1543. Les moulins de Belleville s’appelaient : Basset, Neuf, Petit, du Coffre, de la Motte, En Diable, etc. Jean Bordier, argentier de la petite écurie du Roi, et Marie Bricart, sa femme, y fondent