Page:Roland Manon - Lettres (1780-1793).djvu/637

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206

[À BOSC, À PARIS[1].]
1er novembre 1785, — [du Clos].

Cette lettre est de Roland, et porte tout entière sur des renseignements pour le Dictionnaire des manufactures. Nous croyons inutile de la reproduire. Il suffira : 1° de citer ici le début : « Nous recevons, mon cher, à la campagne, d’où nous partons très définitivement cette semaine, la vôtre du 28 dernier ; je vais demain à la ville, préparer les logis ; j’en reviens demain, etc… » ; 2° de donner les dernières lignes, qui sont de Madame Roland, et qui d’ailleurs sont biffées dans l’autographe.


Il est tard, on fait les paquets ; je ne puis vous donner qu’un bonsoir, mais enfin le voilà ; prenez-le avec cinq ou six ou mille embrassements de la bonne, franche et éternelle amitié.

J’ai revu à Londres je ne sais combien de ces vêtements de sauvages[2] que nous avions vus chez Broussonnet ; mais nous n’en pouvions mieux connaître comment ils se fabriquent, quelles sont les préparations des matières ; voilà ce que, vous autres savants, vous devriez nous apprendre !


207

[À BOSC, À PARIS[3].]
Samedi, 19 novembre 1785, — [de Villefranche].

Vous savez, Monsieur le secrétaire, que Mesdames les ménagères ne disposent pas toujours de leurs moments à volonté ; c’est pourquoi je vous écris un mot aujourd’hui où je me trouve quelque loisir, quoique le courrier ne parte qu’après-demain.

  1. Collection Alfred Morrison, 2 fol.
  2. Roland disait, entre autres choses, dans sa lettre :

    « Je n’ai aucun détail sur la manière dont les Otaïtiens préparent le Morus papirifera… J’ai vu beaucoup d’habillements de ce genre, principalement à Londres… »

  3. Collection Alfred Morrison, 2 fol.