Page:Roland Manon - Lettres (1780-1793).djvu/769

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toutes les vérités de vos savants à noms revêches, dont la langue ne peut venir à bout.

Demain sera l’un de mes jours heureux : je reverrai mon ami après deux mois d’absence, et mon cœur lui va au-devant comme il y a sept ans[1].

Eudora vous le rend sans façon comme sans malice ; mais, à cent lieues plus près, elle ferait peut-être de petites mines.


271

[À BOSC, À PARIS[2].]
14 février 1787, — de Villefranche.

On me charge de vous expédier la ci-jointe en vous priant de la faire parvenir à sa destination ; on me charge de vous dire que vous êtes un maussade, un je ne sais quoi, de ne plus donner de vos nouvelles ; mais, comme je n ai guère de temps et que je ne suis pas en train de babiller, je m’acquitte de ma commission en bref.

Puis-je mettre, sous votre couvert, des manchettes de mousseline à M. Lanthenas ?

Adieu, salut et santé.


272

[À BOSC, À PARIS[3].]
[Avril 1787, — de Lyon.]

Notre ami demande si vous avez fait sa commission auprès de

  1. Voir Rec. Join-Lamber, lettre CXI et CXII, du 20 janvier 1780. C’est ce jour-là que Roland et Marie Phlipon s’étaient définitivement engagés l’un à l’autre.
  2. Collection Alfred Morrison.
  3. Collection Alfred Morrison. — La lettre est sans date, mais, Bouvard de Fourqueux ayant été contrôleur général du 8 avril au 1er mai 1787, elle se place nécessairement entre ces deux dates. — Nous datons la lettre de Lyon, parce que Roland écrit à Bosc, de Lyon, le 18 avril 1787 (coll. Morrison) : « D’aujourd’hui en huit [c.-à-d. le 25 avril] nous partons… », et que, dans la lettre suivante, Madame Roland dira : « Nous venons de passer troi semaines à Lyon… » Ce séjour avait donc dû commencer vers le 4 avril.