Page:Rolland - Par la révolution, la paix.djvu/170

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la France, que l’Europe se laissent tomber dans le piège de la guerre, qui lui est tendu par les éternels aventuriers nationalistes et les profiteurs internationaux de la guerre.

La guerre ne peut que servir à la dictature hitlérienne, en faisant autour d’elle la concentration forcée de la nation contre l’étranger. En même temps qu’elle instaurerait dans les pays qui la combattent un état de dictature, qui ne vaudrait pas mieux, et qui est le secret espoir de la réaction.

Ce n’est pas la guerre, c’est la paix qui est mortelle pour l’Hitlérisme, incapable de résoudre par les moyens ordinaires les difficultés économiques et sociales qui le serrent à la gorge. Il suffit qu’il trouve autour de lui une Europe ferme et calme, résolue à l’obliger à la paix, pour que, frappé au cœur de son prestige sans lequel aucun fascisme ne peut vivre, il se trouve en proie aux justes revendications de son peuple qu’il a abusé, trompé, opprimé, dégradé, et mené à la ruine.

La Paix est l’épreuve victorieuse des États qui ont bonne conscience et une organisation saine. L’U. R. S. S. n’a besoin de rien autre, pour prouver sa raison d’être, la puissante vérité de la doctrine qui est sa base, la légitimité des sacrifices qui ont alimenté le large cours de sa vie sociale pour des siècles. La guerre n’est jamais le recours que des États en faillite, l’ultima ratio des joueurs décavés et des désespérés, l’immonde spéculation des profiteurs et affairistes, qui prospèrent comme vermine sur la sale toison des monarchies malades et des démocraties pourries.

Nous battons le rappel de toutes les volontés saines et fermes, afin qu’elles mettent le holà aux périlleuses machinations qui se trament aujourd’hui pour lancer, de