Page:Rouquette - L'Antoniade, 1860.djvu/176

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Il faut des cœurs, unis dans un amour divin,
L’angélique concert qui s’élève sans fin : —
Telles, pendant l’orage, au bord d’un sombre gouffre,
Où la foudre en tombant laisse une odeur de soufre,
D’humbles fleurs, que le tremble abrite de l’éclair,
De leur vierge encensoir au loin embaument l’air ;
Ou telle, dominant la brumeuse atmosphère
Du Rhône impétueux, la Vierge de Fourvière,
Aux bruyants ateliers de cupides bourgeois,
À l’active avarice, oppose un contrepoids !