Page:Rouquette - L'Antoniade, 1860.djvu/68

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À L’Irlande.

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Émeraude des mers, mystique diamant,
Irlande, gloire à toi ! gloire à ton peuple aimant ! —
 Érin, verte Hibernie, ô catholique Irlande,
Malgré tous tes malheurs, si fidèle et si grande !
Ô terre du martyre, ô pays d’O’Connell,
La plus sainte patrie après celle du ciel !
Ô Race glorieuse, immortelle et féconde, —
Par toi, brille la foi ; par toi, l’amour abonde !
 Pour emblème portant la harpe à ton côté,
Ton cœur vibre toujours au cri de liberté !
En tes saintes amours toujours enthousiaste,
Partout ton sang Celtique est resté toujours chaste !
 Verte Hibernie, Irlande, ô catholique Érin,
Peuple cosmopolite, apôtre pèlerin,
Entre les nations, ô nation élue,
En te glorifiant, ma Muse te salue !
Avec la foi divine, Émeraude des mers,
On trouve en tes enfants tous les talents divers !
 Irlande, ô verte Érin, poétique Hibernie,
Salut, Ile des Saints ; salut, terre bénie !
 Au souffle harmonieux, qui toujours t’inspira,
S’éveillera toujours la harpe de Tara !
Dans les pleurs, le front ceint d’une blanche guirlande,
Tu seras toujours belle, enthousiaste et grande !