Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t11.djvu/409

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puisque ne l’ayant point examine par vos propres yeux vous ne jugez de lui que par ses écrits & sur mort témoignage. Donc vos scrupules devroient être plus grands que les miens, si les manœuvres de ses perfécuteurs, que vous avez mieux suivies, ne faisoient pour vous une espece de compensation. Dans cette position j’ai pense que ce que nous avions de mieux à faire pour nous assurer de la vérité étoit de la mettre à sa derniere & plus sure épreuve, celle précisément qu’éludent si soigneusement vos Messieurs. Il me sembloit que sans trop nous compromettre nous aurions pu leur dire. " Nous ne saurions approuver qu’aux dépens de la justice & de la sûreté publique, vous fasssiez à un scélérat une grace tacite qu’il n’accepte point & qu’il dit n’être qu’une horrible barbarie que vous couvrez d’un beau nom. Quand cette grace en seroit réellement une, étant faite par force elle change de nature, au lieu d’être un bienfait elle devient un cruel outrage, & rien n’est plus injuste & plus tyrannique que de forcer un homme à nous être oblige malgré lui. C’est sans doute un des crimes de J. J. de n’avoir, au lieu de la reconnoissance qu’il vous doit, qu’un dédain plus que méprisant pour vous & pour vos manœuvres. Cette impudence de sa part mérite en particulier une punition sortable, & cette punition que vous lui devez & à vous-mêmes est de le confondre, afin que force de reconnaîtra enfin votre indulgence il ne jette plus des nuages sur les motifs qui vous sont agir. Que la confusion d’un hypocrite aussi arrogant soit, si vous voulez, sa seule peine, mais qu’il la sente pour l’édification pour la sûreté publique & pour l’honneur de la génération présente qu’il