Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t11.djvu/470

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bien m’être fidelle je dis plus ; quand même. le public persisteroit dans les mêmes dispositions ou il est a mon égard, encore un mouvement très-naturel le portera-t-il tôt ou tard a désirer de savoir au moins ce que J. J. auroit pu dire si on lui eut laisse la liberté de parler. Que mon dépositaire se montrant leur dite alors ; vous voulez donc savoir ce qu’il auroit dit, & bien le voila. Sans prendre mon parti, sans vouloir défendre ma cause ni ma mémoire, il peut en se faisant mon simple rapporteur, & restant au surplus, s’il peut, dans l’opinion de tout le monde, jetter cependant un nouveau jour sur le caractere de l’homme juge : car c’est toujours un trait de plus a son portrait de savoir comment un pareil homme osa parler de lui-même.

Si parmi mes lecteurs je trouve cet homme sensé dispose pour son propre avantage a m’être fidelle, je suis détermine a lui remettre, non-seulement cet écrit, mais aussi tous les papiers qui restent entre mes mains, & desquels on peut tirer un jour de grandes lumieres sur ma destine, puisqu’ils contiennent des anecdotes, des explications, & des faits que nul autre que moi ne peut donner, & qui sont les seules clefs de beaucoup d’énigmes qui sans cela resteront a jamais inexplicables.

Si cet homme ne s trouve point, il est possible au moins que la mémoire de cette lecture restée dans l’esprit