Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/158

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S’il faut permettre à quelques hommes — à la gloire de l’esprit humain. Les Sciences & les Arts sont donc des monumens élevés à la gloire de l’esprit humain ; l’Auteur ne pense donc plus qu’ils sont la source de la dépravation de nos mœurs ; car assurément ils mériteroient, dans ce cas, d’être regardés comme les monumens de sa honte, & ils n’arrachent de l’Auteur un aveu tout opposé que parce qu’ils ont les sources de la lumiere & de la droiture qui fait le parfait honnête homme & le vrai citoyen.

Mais si l’on veut que — encouragement dont ils ont besoin. Voilà, ce me semble, bien des louanges épigrammatiques en faveur des génies destinés à perdre notre innocence, notre probité.

L’ame se proportionne — Chancelier d’Angleterre. L’éloquence, selon l’Auteur, tire son origine de l’ambition, de la haire, de la flatterie & du mensonge. La physique d’une vaine curiosité, la morale même de l’orgueil humain, toutes les Sciences & les Arts de nos vices. Voilà de belles sources pour des Consuls & des Chanceliers actuellement les objets de l’admiration de l’Auteur ; ou Rome & l’Angleterre étoient là dans de bien mauvaises mains, ou les principes de l’Orateur sont bien étranges.

Croit-on que si l’un n’eût occupé — l’art de conduire le Peuples est plus difficile que celui de les éclairer : toute cette page est de la plus grande beauté, comme de la plus exacte vérité, & elle est malheureusement une contradiction perpétuelle du reste de l’ouvrage.

Comme s’il étoit plus aisé — les peuples continueront d’être