Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/22

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par-tout où il a dit oui ; en sorte que lorsqu’il me reproche d’avoit répondu non, c’est comme s’il disoit : je trouvé fort mauvais, Monsieur, que vous ayez fait à mon Discours, les réponses les plus simples & les seules qu’il mérite.

Pourquoi la nature nous a-t-elle imposé des travaux nécessaires, si ce n’est pour nous détourner des occupations oiseuses ? Fausse supposition. On fait que les Sciences & les Arts ne sont pas inutiles. Il n’y a pas jusqu’au Discours de M. Rousseau qui n’ait son degré d’utilité, puisqu’il fait sentir combien il est important d’enseigner l’Art de penser. Peut-être même croira-t-on que ç’a été le dessein de l’Auteur, & qu’il a voulu nous donner des instructions dans le goût de celles que les Lacédémoniens donnoient à leurs enfans sur la tempérance.

M. Gautier de voit bien nous dire quel étoit le Pays & le métier de Carnéade. Quelle nécessité y avoir-il de dire de quel Pays étoit ce Philosophe ? Ne devois-je pas aussi rapporter ce qu’en disent Cicéron, Pline, Diogene de Laerce, Aulu-Gelle, Valere-Maxime, Elien, Plutarque ? &c.

J’ai appelle Carnéade, un des chefs de la troisieme Académie, & on me demande de quel métier il étoit.

M. Gautier, qui me traité par-tout avec la plus grande politesse, n’épargne aucune occasion de me susciter des ennemis.Quel jugement doit-on porter du Discours de M. Rousseau, si montrer qu’il se trompé, c’est lui susciter des ennemis ? Tout le mal que je lui souhaite, c’est qu’il pense comme nos Académies.

J’avois dit "les victoires que les Athéniens remporterent