Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/28

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à des bagatelles, préférablement à ce qui renversé ses preuves prétendues. Il est plus surprenant encore que dans la crainte où il est de voir les brochures se transformer en volumes, il en fasse une de trente-une pages, pour dire qu’il ne dira rien.

S’il se défend mal lorsqu’on l’attaque, en revanche il se défend très-bien quand on ne l’attaque pas. Je me borne à un seul exemple : il dit que je lui reproche d’avoir employé la pompe oratoire dans un Discours Académique, & j’ai loué son éloquence en trois ou quatre endroits. Il est vrai que j’ai demandé à quoi tendoient ses éloquentes déclamations ; mais il me semble qu’il n’est pas nécessaire d’être perverti par les Belles-Lettres, pour voir que ce mot, déclamations, tombe sur le défaut de justesse dans ses raisonnemens, & non sur la forcé de son style. Aussi M. Fréron, qui applaudit à l’éloquence de son Discours, dit, avec, raison, qu’il est obligé de ne le regarder que comme une déclamation vague, appuyée sur une Métaphysique fausse, & sur des applications de faits historiques, qui se détruisent par mille faits contraires.