Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/382

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C’est quand vous les avez causés.
Qu’il y falloit être sensible.


ENSEMBLE.
Amour, amour, tes cruelles fureurs,
Tes injustes caprices,
Ne cesseront-ils point de tourmenter les cœurs ?
Fais-tu de nos supplices
Tes plus cheres douceurs ?
Nos tourmens sont-ils tes délices ?
Te nourris-tu de nos pleurs ?
Amour, amour, tes cruelles fureurs,
Tes injustes caprices
Ne cesseront-ils point de tourmenter les cœurs ?


Carime.


Quel bruit ici se fait entendre !
Quels cris ! Quels sons étincelans


Digize.


Du Cacique en fureur les transports violens....
Si c’étoit lui.... Grands dieux ! qu’ose-t-il entreprendre ?
Le bruit redouble, hélas ! peut-être il va périr ;
Ciel ! juste ciel, daigne le secourir.
(On entend des décharges de mousqueterie qui se mêlent au bruit de l’orchestre.)


ENSEMBLE.
Dieux ! quel fracas, quel bruit, quels éclats de tonnerre !
Le soleil irrité renverse-t-il la terre !