Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/545

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connoissent. À l’égard du Carthamus lanatus, j’en joindrai de la graine aux échantillons d’herbiers que j’espere vous envoyer à la fin de l’hiver.

J’apprends, Madame la duchesse, avec une bien douce joie le parfait rétablissement de mon ancien & bon voisin M. Granville. Je suis très-touché de la peine que vous avez prise de m’en instruire & vous avez par-là redoublé le prix d’une si bonne nouvelle.

Je vous supplie, Madame la duchesse, d’agréer avec mon respect mes vifs & vrais remerciemens de toutes vos bontés.

LETTRE XIV.

À Paris le 22 Octobre 1773.

J’a reçu dans son tems la lettre dont m’a honoré Madame la duchesse le 7 Octobre ; quant à celle dont il y est fait mention écrite quinze jours auparavant, je ne l’ai point reçue : la quantité de sottes lettres qui me venoient de toutes parts par la poste, me force à rebuter routes celles dont l’écriture ne m’est pas connue, & il se peut qu’en mon absence la lettre de Madame la duchesse n’ait pas été distinguée des autres. J’irois la réclamer à la poste, si l’expérience ne m’avoit appris que mes lettres disparoissoient aussi-tôt qu’elles sont rendues, & qu’il ne m’est plus possible de les ravoir. C’est ainsi que j’en ai perdu une de M. Linnaeus que je n’ai jamais pu ravoir,