Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/84

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Mais l’Auteur couronné par la respectable le Académie M. Dijon, m’assure que cette barbarie n’est qu’apparente, que je ne la crois telle, que parce que je n’entends pas la question.....

quia non intelligor illis.

J’avoue que j’avois déjà été fort surpris que ce Corps célebre eût proposé cette question ; car toute question proposée est censée problématique ; mais l’hommage rendu aujourd’hui au Discours par la même Société, met le comble a mon étonnement, & m’en impose ; à peine osai je examiner. Il est un moyen d’éclaircir mes doutes, plus décent, plus sur, plus conforme a la juste défiance que j’ai de mes lumieres. J’ai l’honneur d’être lié d’amitié avec l’un des membres du savant Aréopage de Dijon, avec l’un des Juges qui a dû concourir au triomphe de l’Orateur Genevois. Consultons-le. Il est homme à ne rien faire à la légere ; il nous sera part des raisons qui ont emporté son suffrage, & elles décideront sans doute le mien. J’ai suivi ce projet, & j’ai reçu de non illustre Correspondant la Lettre suivante.

"Oui, Monsieur, j’ai été l’un des Juges du Discours qui a remporté le Prix en 1750 ; mais non pas un de ceux qui lui ont donne son suffrage. Loin d’avoir pris ce dernier parti, j’ai été le zélé défenseur de l’opinion contraire, parce due je pense que celle-ci a la vérité