Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/248

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tems, pour rendre les hommes savans ; d’où je conclus sans réplique, que les Lettres, les Arts, les Sciences, sont un bien en soi, quoi qu’en puisse dire M. R. qui étant calviniste d’origine au moins, n’est pas ou ne se croit pas si obligé d’en reconnoître l’Eglise comme la dépositaire & l’organe éternel.

L’Ecriture est formelle sur le droit ou obligation qu’ont les prêtres d’être savans, & de rendre tels les peuples dont ils sont les pasteurs, étant comme le levain & le sel de la terre. La science repose sur les lêvres du prêtre, est-il dit formellement & équivalemment en cent endroits de l’ancien & du nouveau Testament, où le mot de super labia, marque évidemment l’obligation de parler, d’éclairer, & d’instruire.

En conséquence il est de fait, que la premiere qualité du prêtre, de l’ecclésiastique, est d’être vertueux & savant, & savant pour être vertueux, comme j’ai dit ; que par-tout ce sont les ecclésiastiques, qui tiennent les colleges, les universités, les écoles : & qu’enfin, à l’origine des choses, c’est même l’Eglise, les Evêques, les Papes qui ont fondé les universités, & au nom de qui se confèrent les degrés de licence les bonnets de docteur. Je suis Monsieur, votre, &c.