Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/376

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


la fille d’un bourreau ; mais il n’étoit pas prouvé non plus qu’elle ne fût pas la fille d’un pendu.

Si elle est belle & honnête.

Jean-Jaques exclud la beauté, & la laideur. Quant à l’honnêteté, elle est sous-entendue & il n’en parle pas.

Car c’est toujours l’honnêteté qui dirige Jean-Jaques.

Cela est vrai. Seroit-ce pour cela que ses adversaires & lui, se rencontrent si rarement ?

Puisqu’il et permis à un Diogene subalterne & manqué*

[*Que ces épithetes sont heureuses & nobles !] d’appeller Jongleur le premier médecin de Monseigneur le duc d’Orléans.

Je ne dis point que M. Tronchin mérite le nom désobligeant qu’une inimitié réciproque, & certainement bien motivée de la part de Jean-Jaques, l’a portée à lui donner, dans une correspondance qui devoit demeurer secrete ; mais je dis que, l’honneur d’appartenir à un grand Prince ne donnant pas la science, & les vertus qu’il suppose, il est ridicule de produire le titre de M. Tronchin, dans une occasion où il ne s’agit que de son caractere.

Un médecin qui a été son ami, qui l’a visité, traité, qui a été au rang de ses bienfaiteurs.

Encore un bienfaiteur de Jean-Jaques ! Que le ciel en soit béni ! Je ne croyois pas qu’il y eût tant d’heureux.

Il est permis à un ami de M. Tronchin de faire voir ce que c’est que le personnage qui ose l’insulter.

Dans ce cas-là, Monsieur, montrez à découvert les éditeurs