Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/378

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J’ai dû écrire celle que j’ai dressée à M. Hume ; comme M. Walpole, & M. d’Alembert ont dû écrire de leur côté.

La circonstance n’obligeoit point également ces Messieurs à écrire. M. Walpole devoir s’avouer coupable : M. d’Alembert devoit se justifier : mais M. de Voltaire devoir s’en rapporter à sa réputation.

Je méprise comme eux Rousseau :

Si M. de Voltaire méprisoit Rousseau, il ne l’auroit pas dit ainsi : il auroit trop bien senti la conséquence de cette expression. De plus M. de Voltaire a dans le cœur je ne fais quel sentiment qui lui rend le mépris d’un usage presqu’impossible. Il ne méprise pas M. Fréron, qu’il s’efforce de traiter avec le dernier mépris : comment mépriseroit-il Rousseau, à qui jamais il n’en a osé marquer ?

Les faits que j’ai cités sont vrais ; & j’ai fait mon devoir en les citant.

Quand les faits cités dans la prétendue lettre de M. de Voltaire seroient aussi vrais qu’ils sont faux, l’Auteur n’auroit pas dû les citer, parce qu’ils sont étrangers à la question ; & qu’il n’est jamais du devoir d’un particulier, de se rendre publiquement le délateur d’un autre. Si quelqu’un trouble l’ordre de la société, c’est à la partie publique de le punir ; & à tout honnête homme de le plaindre.

Je me suis trompé sur les dates.

Comment M. de Voltaire se seroit-il trompé sur les dates, s’il avoit eu les originaux en main ? Et s’il ne les avoit pas eus, est-il croyable qu’il s’en fût rapporté té à la bonne foi, & à l’exactitude des copistes ?