Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/391

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elle offre ce recueil au public moyennant une souscription un louis, &c.” *

[*Extrait du Mercure du 25 novembre 1778.]

Cet avis a excité la juste indignation de Madame D.L.M. ; elle a cherché mais inutilement à en deviner l’auteur, & dans son incertitude elle m’a fait l’honneur de s’adresser à moi pour lui donner quelques éclaircissemens.

“MONSIEUR,

Je n’ai point l’honneur de vous connoître, ni même d’être liée avec personne qui le soit avec vous. Mais une lecture suivie de l’Année littéraire, où j’ai vu la sagesse de vos jugemens, & la touchante persévérance avec laquelle vous avez défendu la mémoire de feu Monsieur votre pere, contre les antagonistes que sa critique aussi sure que sévere, lui avoit suscités, m’a inspiré autant de confiance en votre honnêteté, que de déférence pour vos lumieres. Permettez donc, Monsieur, qu’entraînée par mon estime, je vous supplie de me tirer d’embarras, sur un point qui ne laisse pas que de m’en causer : le voici. Est-ce dans la classe des amis, ou dans celle des ennemis de J. J. Rousseau, qu’il faut placer l’auteur de l’avis qui se trouve dans le Mercure du 25 novembre, concernant un recueil de Musique de chambre composée par ce grand homme ? En sollicitant votre complaisance, je crois devoir vous déduire les motifs de la perplexité où me jette cet avis. Peut-être sera-ce d’ailleurs en donner un fort bon à MM. les Rédacteurs du Mercure :