Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/427

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Une personne très-estimable, nous dit le grand référendaire de la philosophie,*

[*Expression empruntée de la piquante analyse que M. Fréron (bon appréciateur des auteurs & des ouvrages, & de plus fort honnête homme) a faire de cet insipide éloge. Année littéraire No. 12.] que Mylord honoroit avec justice de son amitié & de sa confiance nous a écrit ces propres paroles. “Mylord m’avoit donné sa correspondance avec Rousseau en me recommandant de ne l’ouvrir qu’après sa mort.... Je dois cette justice à sa mémoire, que malgré les justes sujets de plainte qu’il avoit contre Rousseau,*

[*Il y a bien de la justice dans cette citation là. Mais ce n’est pas moi qui l’y mets, Monsieur, ce n’est pas là de la mienne.] jamais je ne lui ai entendu dire un mot qui fût à son désavantage ; il me montra seulement la derniere lettre qu’il en reçut, & me conta historiquement l’affaire de la pension.” Cette lettre (ajoute la même personne) étoit remplie d’injures.....

Rousseau qui a demandé au roi d’Angleterre comme une faveur, de vouloir bien suspendre l’effet de sa bienveillance pour lui, jusqu’à ce qu’il eût éclairci ses soupçons sur le caractere de l’équivoque ami qui la lui avoir procurée, auroit continué à jouir des bienfaits de mylord Maréchal, dans un tems où il se seroit cru en droit de lui écrire des injures !..... Rousseau, qui n’a jamais écrit d’injures à M. d’Alembert, en auroit écrit à mylord Maréchal !.....Pour persuader d’aussi étranges choses, il faut les prouver ; & comment les prouve-t-on ? Ce n’eut pas en disant, une personne très-estimable, &c. C’est en la nommant, afin que le public puisse juger si elle est très-estimable, ce qu’il n’est ni autorisé, ni porté à croire