Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/432

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bien sincere) *

[*Cette parenthese est une petite gaîté philosophique.] que le bienfaiteur eut depuis sort à se plaindre de celui qu’il avoit si noblement & si promptement obligé.*

[*Il avoit fait bien mieux, puisqu’il avoir prévenu toute demande.] Mais la mort du coupable, (la caressante, la charitable, & sur-tout la juste épithete !) & les justes raisons que nous avons eues de nous en plaindre nous-mêmes, nous obligent de tirer le rideau sur ce détail affligeant dont le preuves sont malheureusement consignées dans des lettres authentiques.

Les preuves d’un détail !...... Je n’entends pas ce françois là. Mais il en faut passer bien d’autres à l’Académicien : poursuivons. Ces preuves n’ont été connues que depuis la mort de mylord Maréchal. Oh ! pour cela, je le crois bien......Que veut dire M. d’Alembert, avec ses lettres authentiques ? Qu’elle est la forme qui les rend telles ? Sont-elles signées par des notaires, légalisées par des magistrats, vérifiées par des experts ?..... Point du tout. Un particulier a des lettres d’un autre ; M. d’Alembert nous l’assure ; & les voilà revêtues de tous les caracteres de l’authenticité. Gardez-vous d’en douter, Monsieur : le chef des philosophes Encyclopédistes doit être réputé aussi infaillible en-deçà des monts, que le chef des catholiques l’est au-delà. À la vérité, je connois des incrédules qu’on ne soumet pas à si peu de frais : voici comment ils raisonnent. Quand on veut attribuer à un auteur dont ouvrages, les malheurs, & la conduite ont fait le plus grand éclat, un écrit qui déroge à l’idée qu’on a généralement prise de ses talens, & de son caractere, il faut déposer cet écrit