Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/443

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"Parmi ces anecdotes historiques, M. d’Alembert ne se doute pas peut-être, qu’il est quelquefois question de lui ; & qu’avec une façon de penser aussi aisée que la sienne, on pourroit le chagriner un peu, en rendant le public confident de quelques discours échappés à la liberté philosophique dont il jouissoit à Potsdam. Mais l’impunité du méchant n’a qu’un tems, & l’exacte probité est compagne de la justice. Tant que les détracteurs de Jean-Jaques ne s’affichent, que comme de vils calomniateurs auprès des gens sensés, on ne leur doit que le mépris. Qu’ils produisent les preuves de leurs odieuses imputations, on leur en permet d’avance une réfutation victorieuse d’un côté, flétrissante de l’autre.....

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"Non, Madame, Jean-Jaques n’a pu donner d’autres chagrins à Lord Maréchal, que sa querelle avec M. Hume ; & si à cette époque la correspondance du Lord s’est ralentie, elle n’a jamais cessé totalement. Je sais de Jean-Jaques lui-même qu’il recevoit quelquefois des nouvelles de ce respectable ami : je sais de Lord Maréchal qu’en ralentissant sa correspondance, par des raisons pleines de sagesse, & fondées sur son âge, il desiroit & demandoit des nouvelles de son Jean-Jaques. J’ai vu celui-ci à mon passage à Paris en Mai 1775, m’exprimer avec plénitude de cœur ses sentimens de tendresse & de vénération, pour l’homme qu’il aimoit & respectoit au-dessus de tous les hommes. Je l’ai vu s’attendrir au récit que je lui faisois des preuves multipliées