Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/464

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omette par pure inadvertance, tout aussi bien que par mauvaise volonté, un mot, une phrase même, d’une lettre que l’on rapporte : mais, on n’y ajoute pas sans dessein ; & quand l’addition qu’on se permet tend à nuire à quelqu’un, contre qui on a une animosité reconnue, & qui n’est plus en état de se défendre ; ce procédé réunit les caracteres de la bassesse à ceux de l’infidélité ! Voilà pourtant, Monsieur ; de quoi vous vous êtes rendu coupable. C’est avec regret que je suis obligée de vous le reprocher ; & pour me dédommager de ce qu’il m’en coûte pour remplir ce pénible devoir, convaincue que, vous offrir une nouvelle occasion de développer vos sentimens, & vos idées, c’est concourir à votre gloire, je veux, en dépit de toute méthode, avant de m’occuper de l’éloquent Prussien, vous adresser humblement les questions dont votre lettre me fournit le sujet. Aussi-bien, celui qui porte avec tant d’honneur le sceptre de la philosophie encyclopédique, doit-il avoir le pas sur tout le monde, même sur MONSIEUR LE BARON STOSCH.

On dit Messieurs, dites-vous, Monsieur, aux Rédacteurs du Mercure, que plusieurs amis de feu M. Rousseau, (qui méritent qu’on leur réponde) révoquent en doute, &c. On dit !... Cela est bien vague. Quoi ! Ce ne seroit qu’un bruit passager que vous auriez saisi à la volée ?.... Personne ne vous auroit parlé directement & à fond du foudroyant écrit qui a paru sous le titre de Procès du cœur, & de l’esprit de. Monsieur d’Alembert ?.....En effet, il faut bien que vous n’en ayez aucune connoissance. Ne pouvant espérer de le persuader au Public, vous ne diriez pas que les amis de M. Rousseau, qui méritent