Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/467

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méritent qu’on leur réponde, ne s’en sont pas tenus à révoquer en doute ses assertions. Ils en ont démontré la fausseté ; & cela en invoquant le témoignage de mylord Maréchal lui-même. M. d’Alembert l’ignore-t-il ? ou ce témoignage lui paroît-il plus suspect que celui de M. Stosch ? ou enfin lui auroit-il paru trop accablant pour qu’il ait voulu en reconnoître l’existence ?

Ceux qui me connoissent, savent que je suis incapable d’avancer légérement un pareil fait.

Il est bien malheureux pour M. d’Alembert d’avoir enfin détrompé ceux qui le connoissoient, ou plutôt, qui le

croyoient incapable d’avancer légérement un pareil fait. Car enfin, quelle vocation l’obligeoit à affirmer à toute

l’Europe, que Rousseau n’avoit été qu’un monstre également vil & ingrat ? Dans la supposition même d’une semblable obligation, devoit-il donner pour preuves authentiques, une lettre pleine de contradictions qui n’ont pas pu lui échapper, & que d’ailleurs, tout démontre avoir été mendiée ? Il y a plus ; quand au lieu d’avoir calomnié Rousseau, il n’auroit fait qu’en médire, il devroit être regardé comme le plus cruel ennemi de la société. On ne pense pas que personne puisse révoquer en doute cette assertion.

Je crois pourtant devoir me défendre, en imprimant en entier, ce qui m’a été écrit de Berlin sur ce sujet.

Il eut été plus sage à M. d’Alembert, de ne pas se mettre dans le cas de cette défense ; & après s’y être mis, moins déshonorant de se taire, que d’en présenter une pareille au Public.