Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/470

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Lord Maréchal, lui dit des injures garda la pension. Ceci et bien postérieur à l’affaire de David Hume, que Mylord aimoit beaucoup, & qu’il appelloit toujours le bon David. Mylord Maréchal avoit joué un rôle dans cette fameuse querelle. J’en posséde toutes les lettres en propre original. Il blâmoit beaucoup Rousseau, disant qu’il faisoit des folies pour faire parler de lui. Feu mylord Maréchal m’avoit donné cette correspondance, avec ordre de ne pas ouvrir le paquet de son vivant. De fréquens voyages m’ont empêché d’y penser après sa mort. Je dois rendre la justice à la mémoire de Lord Maréchal, que malgré les justes plaintes qu’il avoit contre Jean-Jaques, jamais je ne lui ai entendu dire un mot qui fût à son désavantage. Il me données à M. Rousseau, le bienfaisant & paisible Mylord qui auroit pu s’attendre à l’amitié n’ait pas même éprouvé la reconnoissance. Pages 87 & 88. Mylord Maréchal avoit pris beaucoup de part à la querelle trop affligante, & trop connue, faite à M. Hume, par M. Rousseau. Le respect que nous devons à la vérité, & à la mémoire de M. Hume, nous oblige de dire que l’équitable Mylord donnoit à M. Rousseau, le tort qu’il avoit si évidemment, & aux yeux même de ses partisans les plus zélés. Mylord Maréchal conserva soigneusement toute la correspondance qu’il avoit eue avec ces deux illustres Ecrivains, & que peut-être il faudroit supprimer pour l’honneur du philosophe Genevois, si celui du philosophe Ecossois n’y étoit intéressé. Une personne très-estimable, que Mylord honoroit avec justice de son amitié & de sa confiance, nous a écrit ces propres paroles. “Mylord lord m’avoit donné sa correspondance avec Rousseau, en me recommandant de ne l’ouvrir qu’après sa mort.....Je dois rendre cette justice à sa mémoire, que malgré les justes sujets de plaintes qu’il avoit contre Jean-Jaques, jamais je ne lui ai entendu dire un mot qui fut à son désavantage il me montra seulement la derniere lettre qu’il en reçut, & nie conta historiquement