Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/528

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


objets très-différens, se prennent l’un pour l’autre dans le genre enharmonique, & qu’à l’aide de la basse fondamentale tout cela s’explique très-clairement, il n’y a plus, Monsieur, qu’à tirer la conséquence de votre raisonnement, & pour cela, on n’a qu’à se dire, des idées différentes de celles qu’on avoit déjà, & qui sont pourtant les mêmes, ne sont différentes que parce qu’on les avoit déjà. Oh ! Ceci est certainement l’équivalent du genre enharmonique.

Si l’un des deux systêmes doit avoir l’avantage, on voit que ce ne doit pas être celui de Tartini.*

[* Note de la page 676 du Tome III. de l’Essai sur la Musique.]

On voit ! En vérité, Monsieur, on peut avoir de très-bons yeux, & ne point voir cela : Rousseau qui n’étoit point aveugle a vu tout le contraire ; & bon nombre de gens très-clairvoyans, ne voyent rien qui puisse les décider en faveur de l’un de ces deux systêmes, si diversement appréciés.

Le Pere Souhaitty religieux de l’Observance, a donné en 1677 un Essai intitulé, nouveaux Elémens du chant. Il y propose une nouvelle maniere d’écrire le plain-chant, ou la musique, en se servant de chiffres au lieu de notes. Voici comme il s’exprime à la page 3 de son ouvrage. “1, s’appelle ut ; 2, re ; 3, mi ; 4, fa ; 5, sol ; 6, la ; 7, si ; ou si on l’aime mieux, 1, s’appelle un ; 2, deux ; 3, trois ; 4, quart ; 5, cinq ; 6, six ; 7, sept ; on choisira ; car cela est indifférent.”

Quant aux octaves inférieures, le Pere Souhaitty les exprime par les mêmes chiffres avec une virgule 1, 2, 3, &c....