Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/534

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& qui étoit loin d’annoncer le degré de considération où ses vertus, & ses talens devoient un jour le faire parvenir, & que ses envieux lui ont fait payer si cher. Je ne m’étendrai pas davantage sur ce sujet ; parce qu’il ne s’agit pas ici de savoir si le systême de Rousseau est bon, mais s’il est à lui. Ce n’est pas tout : il promet de donner, s’il y est encouragé par le public, un autre ouvrage qui contiendra les principes absolus de sa méthode, tels qu’ils doivent être enseignés aux écoliers.

“J’y traiterai (dit-il) d’une nouvelle maniere de chiffrer se l’accompagnement de l’orgue & du clavecin, entiérement différente de tout ce qui a paru jusqu’ici dans ce genre, & telle qu’avec quatre signes seulement, je chiffre toute forte de basse continue, de maniere à rendre la modulation & la basse-fondamentale toujours parfaitement connue de l’accompagnateur, sans qu’il lui soit possible de s’y tromper. Suivant cette méthode, on peur sans voir la basse figurée, accompagner très-juste par les chiffres seuls, qui au lieu d’avoir rapport à cette basse figurée l’ont directement à la fondamentale, &c.”*

[*Préface de la Dissertation, page 15.]

Voilà, pour un ignorant en musique, un engagement bien téméraire ! Cependant, Monsieur, Rousseau étoit homme à tenir ce qu’il promettoit ; & certes il n’avoit pas puisé cet ouvrage dans la riche source des nouveaux Elémens du chant. Mais je me crois obligée de revenir sur la partie concluante de votre merveilleux article : car vous êtes un de ces raisonneurs pressans avec qui il ne faut rien laisser en arriere. Vous