Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/535

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dites donc, Monsieur, en parlant de la découverte du Pere Souhaitty :

C’est-là précisément la méthode que Rousseau a publiée comme de lui en 1743, & dont il donne un précis au mot notes dans son Dictionnaire de musique.

C’est ce qui vient d’être démontré avec la derniere évidence : personne n’en peut disconvenir.

Sans indiquer ni dans l’un, ni dans l’autre endroit, la source où il avoit puisé !

Je vous demande bien pardon, Monsieur ; fidele à ses principes, Rousseau a mis son nom à sa Dissertation, & à son Dictionnaire.

Il est fâcheux pour un philosophe aussi ami de la vérité que l’étoit Rousseau, qu’on ne puisse supposer qu’il ait eu de son côté la même idée que le Pere Souhaitty, puisqu’à la fin de l’article systême de son Dictionnaire, il nomme le Pere Souhaitty parmi d’autres auteurs de systêmes.

J’ai répondu à cela, de façon, ce me semble, à vous consoler d’un si grand malheur.

Mais sans faire connoître nulle part en quoi consistoit celui de ce religieux.

C’étoit ce qu’on pouvoir faire de mieux pour le Pere Souhaitty ; à qui toutefois on ne sauroit reprocher d’avoir parlé de la musique, aussi peu, & aussi niaisement qu’il l’a fait, puisque l’excuse de son ignorance est dans la date de son écrit. D’ailleurs, il est tout simple qu’animé du desir de la gloire de Dieu, & non du desir des progrès de l’art, il ait fait du plain-chant, son principal, & presque son unique objet. Ce