Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/580

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à se faire les échos de toutes les gentillesses attribuées à J.J. Rousseau, M. Pierre Rousseau, le petit Rousseau si légèrement plaisanté par M. de Marignan, M. Rousseau de Toulouse, enfin le Rédacteur du Journal Encyclopédique ne resta pas en arriere ; & Rousseau de Geneve traîné dans la fange porta M. d’Alembert aux nues. La scene change. Il paroît une justification de cet infâme J. J. Rousseau : justification sans réplique, puisque c’est lord Maréchal lui-même le héros de M. d’Alembert, qui donne à son panégyriste les démentis les plus formels, & les mieux conditionnés. La brochure est envoyée à tous les Journalistes & spécialement à l’honnête Rédacteur du Journal Encyclopédique. Tous ces échos de diffamation, si ardens à la promulguer, deviennent muets, quand il faut rendre gloire à la vérité. Est-ce parce qu’il n’y a qu’heur & malheur dans ce monde, ou bien parce qu’il faut vivre, être Journaliste, conserver son privilege ? &c. &c. Voyez, Madame, il n’appartient pas à un étranger de décider cela. Mais revenons à M. D. L. B.

L’auteur, ajoute-t-il, m’injurie d chaque phrase de son libelle, par un amour effréné pour la réputation de Jean-Jaques.

Mais vraiment, Madame, c’est très-mal à vous, d’être attachée à la réputation de ce Jean -Jaques plutôt qu’à celle de M. D. L. B. Avez-vous donc oublié que,

Mieux valut goujat debout, qu’Empereur enterré ?

Et puis, comment voulez-vous ne pas passer pour une bonne vieille avec des maximes surannées qui, dès que vos amis sont calomniés, vous sont un ridicule devoir de repousser la calomnie sur les auteurs ? Apprenez qu’il est reçu parmi les gens