Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/589

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qu’après avoir affirmé à ses lecteurs dans son Essai sur la musique que, tout ce qu’il dit de Rousseau, est tiré d’une Vie de ce même Rousseau, faite par lui, & écrite de sa main, il allât bêtement leur prouver que cette VIE d’un homme parvenu à l’âge de soixante-six ans, est contenue dans une LETTRE, prophétique sans doute, écrite par ce même homme avant l’age de vingt ans ? Cela ne seroit pas raisonnable. Il ne faut ainsi prendre les gens au mot ; & quand au lieu de cette Vie de Rousseau, faite par Rousseau, écrite de la main de Rousseau, que vous avoit promise M. D. L. B. & que vous l’avez défié de produire, il vous offre la vue d’une lettre toute écrit de la main de Rousseau

(lorsqu’il sortoit à peine de l’adolescence) & dès-là manuscrite, vous ne pouvez rien demander de plus satisfaisant.

C’est un terrible dialecticien que ce M. D. L. B. ! Tout bouffi du bon-sens, & de la logique qu’il vient d’étaler dans ce qu’il appelle sa réponse à votre premier défi, le voilà maintenant qui passant au second, va vous administrer aussi, & de même, la preuve de sa seconde assertion. Or cette preuve est une lettre de Voltaire du 5 Janvier 1767 adressée.....dispensez-moi Madame, de vous dire à qui, car M. D. L. B. ne nomme pas ce correspondant. Mais qu’importe ? Ce qui importe, c’est cette date du 5 Janvier 1767, qui démontre clairement que piece probante doit servir de suite aux différens écrits du GRANDE-HOMME sur le même sujet ; notamment à la lettre du 24 Octobre 1766 à David Hume ; à celle au Docteur Pansophe au Poème de la guerre de Geneve ; aux sentimens des Citoyens, &c. &c. &c. Ceci bien entendu, vous sentirez, je