Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t15.djvu/618

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Graces au Ciel ! me voilà parvenu à la péroraison de M. D. L. B. N’êtes-vous pas tentée, Madame, d’admirer avec lui, la réflexion de M. Palissot sur l’indulgence du Public pour Rousseau,*

[* M. Palissot parler de l’indulgence du Public pour Rousseau, après ce qu’il doit à l’indulgence de Rousseau !.....Cela seroit pitié, si cela ne

faisoit horreur. Note de la sempiternelle] & sa sévérité pour Voltaire ? Elle a du moins cela de bon, qu’elle termine l’oraison de M. D. L. B. contre vous & contre vôtre ami Jean-Jaques.

Si les preuves que je lui oppose ne sont ni aussi ingénieuses, ni aussi recherchées que les siennes, elles ont du moins le mérite de reposer sur des titres originaux qui existent entre mes mains ; & que je suis prêt à produire à qui desirera les constater, Car il est possible que parmi ces titres, il s’en trouve qui ne soient pas destinés à paroître dans la Collection actuellement sous presse des Ecrits de J. J. Rousseau : mais que les attaques de ses ennemis, forceront tôt ou tard ses amis à exposer au grand jour.

Je suis effrayé de la longueur de cette lettre, Madame. Remarquez pourtant qu’elle releve, non toutes les exécrations vomies contre Rousseau dans l’Essai sur la musique, & si victorieusement démenties dans votre Errata de cet Essai, mais simplement celles dont M. D. L. B. se disoit en état d’administrer la preuve. Et c’est ainsi, comme le savent très-bien tous ces Messieurs, qu’une petite calomnie, en une seule ligne, même de la façon d’un BAZILE, nécessitant vingt pages de réfutation, laisse toujours sa cicatrice.