Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t16.djvu/259

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commerce de lettres avec St. L[...]t. Ce n’étoit pas le premier orage qu’elle avoit suscité à Mde. d’H[...], dont elle avoit fait mille efforts pour le détacher, & que les succès de quelques-uns de ces efforts faisoient trembler pour la suite. D’ailleurs, G[...], qui, ce me semble, avoit suivi M. de C

[astrie] s à l’armée, étoit en Westphalie, aussi bien que St. L[...]t ; ils se voyoient quelquefois. G[...]avoit fait auprès de Mde. d’H[...]quelques tentatives qui n’avoient pas réussi. G[...], très-piqué, cessa tout-à-fait de la voir. Qu’on juge du sang-froid avec lequel, modeste comme on soit qu’il l’est, il lui supposoit des préférences pour un homme plus âgé que lui, & dont lui G[...], depuis qu’il fréquentoit les grands, ne parloit plus que comme de son protégé.

Mes soupçons sur Mde. D’

[Epina] y se changèrent en certitude, quand j’appris ce qui s’étoit passé chez moi. Quand j’étois à la C[...]e Thérèse y venoit souvent, soit pour m’apporter mes lettres, soit pour me rendre des soins nécessaires à ma mauvaise santé. Mde. D’

[Epina] y lui avoit demandé, si nous ne nous écrivions pas Mde. d’H[...]& moi. Sur son aveu, Mde. D’

[Epina] y la pressa de lui remettre les lettres de Mde. d’H[...], l’assurant qu’elle les recachetteroit si bien qu’il n’y paroîtroit pas. Thérèse sans montrer combien cette proposition la scandalisoit & même sans m’avertir, se contenta de mieux cacher les lettres qu’elle m’apportoit : précaution très heureuse, car Mde. D’

[Epina] y la faisoit guetter à son arrivée, & l’attendant au passage, poussa plusieurs fois l’audace jusqu’à chercher dans sa bavette. Elle fit plus : s’étant