Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t17.djvu/195

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éclaircissemens ; c’est le bon homme De Luc qui veut que j’en donne, & je suis très-fâché de ne pouvoir en cela lui complaire, car il m’a tout-à-fait gagné le cœur ce voyage, & j’ai été bien plus content de lui que je n’espérois. Puisqu’on n’a pas été content de ma lettre, on ne le seroit pas non plus de mes éclaircissemens ; quoiqu’on fasse, je n’en veux pas dire plus qu’il n’y en a, & quand on me presseroit sur le reste, je craindrois que M. de Montmollin ne fût compromis ; ainsi je ne dirai plus rien, c’est un parti pris.

Je trouve, en revenant sur tout ceci, que nous avons donné trop d’importance à cette affaire ; c’est un jeu de sots enfans dont on se fâche pour un moment, mais dont on ne sait que rire sitôt qu’on est de sang froid.

Adieu, cher M.....u

J’oubliois de vous marquer que le roi de Prusse m’a fait faire, par milord Maréchal, des offres très-obligeantes, & d’une manière dont je suis pénétré.

LETTRE AU MÊME.

25 Novembre 1762.

Je m’étois attendu, cher ami, à ce qui vient de se passer ; ainsi j’en suis peu ému. Peut-être n’a-t-il tenu qu’à moi que cela ne se passât autrement. Mais une maxime, dont j ne me départirai jamais, est de ne faire du mal à personne.