Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t17.djvu/248

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LETTRE À Mr. D. P......u.

À Motiers le 14 Février 1765.

Voici, Monsieur, le projet que vous avez pris la peine de dresser ; sur quoi je ne vous dis rien, par la raison que vous savez. Je vous prie, si cette affaire doit se conclure, de vouloir bien décider de tout à votre volonté ; je confirmerai tout : car pour moi j’ai maintenant l’esprit à mille lieues de-là ; & sans vous, je n’irois pas plus loin, par le seul dégoût de parler d’affaires. Si ce que les associés disent dans leur réponse, article 1er. de mon ouvrage sur la Musique s’entend du dictionnaire, je m’en rapporte là-dessus à la réponse verbale que je leur ai faite. J’ai sur cette compilation des engagemens antérieurs, qui ne me permettent plus d’en disposer ; & s’il arrivoit que, changeant de pensée, je le comprisse dans mon recueil, ce que je ne promets nullement, ce ne seroit qu’après qu’il auroit été imprimé à part par le libraire auquel je suis engagé.

Vous ne devez point, s’il vous plaît, passer outre que les associés n’aient le consentement formel du conseil d’Etat, que je doute fort qu’ils obtiennent. Quant à la permission qu’ils ont demandée à la cour, je doute encore plus qu’elle leur soit accordée. Milord Maréchal connoît là-dessus mes intentions ; il fait que non-seulement je ne demande rien, mais que je suis très-déterminé à ne jamais me prévaloir