Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t17.djvu/326

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on fais mon remercîment de l’emplette, & non pas de la chose, puisque c’est une commission, & vous savez les règles. L’eau de la Reine de Hongrie m’a fait le plus grand plaisir, & j’ai connu là un souvenir & une attention de M. Luzonne, à quoi j’ai été fort sensible. Mais qu’est-ce que des c’est que des quarrés de savon parfumé ? À quoi diable sert ce savon ? Je veux mourir si j’en sais rien, à moins que ce ne soit à faire la barbe aux puces. Le café n’a pas encore été essayé, parce que vous en aviez laissé, & qu’ayant été malade, il en a fallu suspendre l’usage. Je me perds au milieu de tout cet inventaire. J’espère que pour le coup, vous ne ferez pas de même, & que vous recueillerez les mémoires des marchands, afin que quand vous serez ici, & qu’il s’agira de savoir ce que tout cela coûte, vous ne me disiez pas, comme à ordinaire, je n’en sais rien. Tant de richesses me mettroient de bonne humeur, si les désastres de nos pauvres Genevois, & mes inquiétudes sur Milord Maréchal n’empoisonnoient toute ma joie. J’ai craint pour vous l’impression de ces temps humides, & je la sens aussi pour ma part. Voici le plus mauvais mois de l’année ; il faut espérer que celui qui le suivra, nous traitera mieux. Ainsi soit - il. Mlle. le Vasseur & moi faisons nos salutations à tout ce qui vous appartient, & vous prions d’agréer les nôtres.