Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t17.djvu/362

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J’ai reçu depuis long-temps l’argent du billet que vous prîtes la peine de m’envoyer pour le produit des estampes, & c’est encore un de mes torts les moins excusables de ne vous en avoir pas tout de suite accusé la réception ; mais je me reposois un peu en cela sur votre banquier qui n’aura pas manqué de vous en donner avis. Vous me demandez, Milord, ce qu’il falloit faire des estampes de M. Watelet. Nous étions convenus que puisque vous ne les aviez pas, & qu’elles vous étoient agréables, vous les ajouteriez à vos porte-feuilles, d’autant plus qu’elles ne pouvoient passer décemment & convenablement que dans les mains d’un ami de l’auteur. Ainsi j’espère qu’a ce titre vous ne dédaignerez pas de les accepter. À l’égard de l’estampe du Roi, je désire extrêmement qu’elle me parvienne, & si vous permettez que j’abuse encore de vos bontés, j’ose vous supplier de la faire envelopper avec soin dans un rouleau. Je désire extrêmement recevoir bientôt cette belle estampe que j’aurai soin de faire encadrer convenablement, pour avoir les traits de mon auguste bienfaiteur incessamment gravés sous mes yeux, comme ses bontés le sont dans mon cœur.

Daignez, Milord, continuer à m’honorer des vôtres, & quelquefois des marques de votre souvenir. Je ’tâcherai de mon côté de ne me pas laisser oublier de vous, en vous renouvelant, autant que cela ne vous importunera pas, les assurances de mon plus entier dévouement & de mon plus vrai respect.