Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t7.djvu/526

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Ces mots rendent pourtant des idées fort différentes. Le réceptacle est la partie par ou le fruit tient à la plante. Le placenta est la partie par ou les semences tiennent au péricarpe. Il est vrai que quand les semences sont nues, il n’y a point d’autre placenta que le réceptacle ; mais toutes les fois que le fruit est angiosperme, le réceptacle & le placenta sont différens.

Les cloisons (dissepimenta) de toutes les capsules à plusieurs loges sont de véritables placentas, & dans des capsules uniloges, il ne laisse pas d’y avoir souvent des placentas autres que le péricarpe.

PLANTE. Production végétal composée de deux parties principales, savoir, la racine par laquelle elle est attachée à la terre ou à un autre corps dont elle tire sa nourriture, & l’herbe par laquelle elle inspire & respire l’élément dans lequel elle vit. De tous les végétaux connus, la Truffe est presque le seul qu’on puisse dire n’être pas plante.

PLANTES. Végétaux dissémines sur la surface de la terre pour la vêtir & la parer. Il n’y a point d’aspect aussi triste que celui de la terre nue ; il n’y en à point d’aussi riant que celui des montagnes couronnées d’arbres, des rivières bordées de bocages, des plaines tapissées de verdure, & des vallons émailles de Fleurs.

On ne peut disconvenir que les plantes ne soient des corps organises & vivans, qui se nourrissent & croissent par intussusception, & dont chaque partie possède en elle-même une vitalité isolée & indépendante des autres, puisqu’elles ont la faculté de se reproduire.*

[* Cet article ne paroît pas achevé non plus que beaucoup d’autres, quoiqu’on ait rassemble, dans les trois paragraphes ci-dessus qui composent celui-ci, trois morceaux de l’Auteur tous sur autant de chiffons.]