Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t7.djvu/571

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La figure de ces pétales varie ſelon les genres, mais le plus communément elle eſt en cœur ; l’onglet qui porte ſur l’ovaire eſt fort mince ; la lame va en s’élargiſſant, ſon bord eſt émarginé (légèrement échancré), ou bien il ſe termine en une pointe qui, ſe repliant en-deſſus, donne encore au pétale l’air d’être émarginé, quoiqu’on le vît pointu s’il étoit déplié.

Entre chaque pétale eſt une étamine dont l’anthère débordant ordinairement la corolle, rend les cinq étamines plus viſibles que les cinq pétales. Je ne ſais pas ici mention du calice, parce que les ombelliferes n’en ont aucun bien diſtinct.

Du centre de la fleur partent deux ſtyles garnis chacun de leur ſtigmate, & aſſez apparens auſſi, leſquels après la chute des pétales & des étamines, reſtent pour couronner le fruit.

La figure la plus commune de ce fruit eſt un ovale un peu alongé, qui dans ſa maturité s’ouvre par la moitié, & ſe partage en deux ſemences nues attachées au pédicule, lequel par un art admirable ſe diviſe en deux ainſi que le fruit, & tient les graines ſéparément ſuſpendues, juſqu’à leur chûte.

Toutes ces proportions varient ſelon les genres, mais en voilà l’ordre le plus commun. Il faut, je l’avoue, avoir l’œil très-attentif pour bien diſtinguer ſans loupe de ſi petits objets ; mais ils ſont ſi dignes d’attention, qu’on n’a pas regret à ſa peine.

Voici donc le caractere propre de la famille des ombelliferes : Corolle ſupere à cinq pétales, cinq étamines, deux