Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/182

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SCENE IV.
ERITHIE, OVIDE.
OVIDE.
C’est un aimable mystère
Qui de ses biens charmans assaisonne le prix :
Plus on les a sentis,
Et mieux on fait les taire.
ERITHIE.
J’ignore encor quels sont des biens si doux,
Mais je brûle de m’en instruire.
OVIDE.
Vous l’ignorez ? n’en accusez que vous,
Déjà dans mes regards vous auriez du le lire.
ERITHIE.
Vos regards !....Dans ses yeux quel poison séducteur !
Dieux ! quel trouble confus s’eleve dans mon cœur !
OVIDE.
Trouble charmant, que mon ame partage,
Vous êtes le premier hommage
Que l’aimable Erithie ait offert à l’Amour.
ERITHIE.
L’Amour est donc ce Dieu si redoutable ?