Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/214

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COLIN.
Après le doux nœud quelle brise
Seroit-il un autre bien ?
D’un ton pénétré.
Ma Colette se dégage !
COLETTE.
Je crains un amant volage,
ENSEMBLE.
Je me dégage À mon tour.
Mon cœur, devenu paisible,
Oubliera, s’il est possible,
Que tu lui fus cher/chere un jour.
COLIN.
Quelque bonheur qu’on me promette
Dans les nœuds qui me sont offerts,
J’eusse encor préféré Colette
A tous les biens de l’Univers.
COLETTE.
Quoi qu’un Seigneur jeune, aimable,
Me parle aujourd’hui d’Amour,
Colin m’eut semble préférable
A tout l’éclat de la Cour.
COLIN tendrement.
Ah Colette !