Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/235

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par les deux Lettres qui l’accompagnent, l’etat de la question. Ces Lettres ont reste toutes deux sans réponse. Vous me dites qu’on me blâme dans cette affaire, je serois bien curieux de savoir comment, & de quoi ? Seroit- ce d’être assez insolent pour demander justice, & assez fou pour espérer que l’on me la rendu ? Dans cette dernière affaire, j’ai envoyé un double de mon Mémoire à M. Duclos, qui, dans le tems, ayant pris un grand intérêt à l’Ouvrage, fut le médiateur & le témoin du traite. Encore échauffé d’un entretien qui ressembloit à ceux dont vous me parlez, je marquois un peu de colere & d’indignation dans ma Lettre contre les procédés des Directeurs de l’Opéra. Un peu calme, je lui récrivis pour le prier de supprimer ma premiere Lettre. Il répondit a cette premiere qu’il m’approuvoit fort de réclamer tous mes droits ; qu’il m’etoit assurément bien permis d’être jaloux du peu que je m’étois réserve, & que je ne devois pas douter qu’il ne fit tout ce qui dependroit de lui pour me procurer la justice qui m’etoit due. Il répondit à la seconde, qu’il n’avoir rien apperçu dans l’autre que je pusse regretter d’avoir écrit ; qu’au surplus MM. Rebel & Francœur ne faisoient aucune difficulté de me rendre mes entrées, & que comme ils n’etoient pas les maîtres l’Opéra, lorsque son me les refusa, ce refus n’etoit pas de leur fait. Pendant ces petites négociations, j’appris qu’ils alloient toujours train, sans s’embarrasser non plus de moi que si je n’avois pas existe, qu’ils avoient remis le Devin du Village....Vous savez comment ! sans m’écrire, sans me rien faire dire, sans m’envoyer même les billets qui m’avoient été promis en pareil cas, quand on m’ôta mes