Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/258

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Médisantes par charité,
Et sages par nécessité.
Point de Crésus, point de canaille
point sur-tout de cette racaille
Fripons sans probité, sans mœurs ;
Se raillant du pauvre vulgaire
Dont la verte fait la chimère ;
Mangeant fiérement notre bien ;
Exigeant tout, n’accordant rien,
Et dent la fausse politesse
Rusant, patelinant sans cesse,
N’est qu’un piege adroit pour duper
Le sot qui s’y laisse attraper.
Point de ces fendans Militaires,
A l’air rogue, aux mines altieres
Fiers de commander des goujats,
Traitant chacun du haut en bas,
Donnant la loi, tranchant du maître ;
Bretailleurs, fanfarons peut-être,
Toujours prêts à battre ou tuer,
Toujours parlant de leur métier,
Et cent fois plus pédans, me semble,
Que tous les ergoteurs ensemble.
Loin de nous tons ces ennuyeux :
Mais si, par un fort plus heureux,
il se rencontre un honnête homme,
Qui d’aucun grand ne se renomme,