Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/280

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ton ou il doit jouer, ne faite plus d’attention dans son jeu au degré du ton ou il se trouve, qu’au dièse ou au bémol qui l’affecte. Qu’on apprenne aux écoliers a bien connoître les deux modes & la disposition régulière des sons convenables a chacun, qu’on les exerce a préluder en majeur & en mineur sur tous les sons de l’instrument, chose qu’il faut toujours savoir, quelque méthode qu’on adopte. Alors qu’on leur mette ma musique entre les mains, j’ose répondre qu’elle ne les embarrassera pas un quart-d’heure.

On seroit surpris si l’on faisoit attention a la quantité de Livres & de préceptes qu’on a donnes sur la transposition ; ces gammes, ces échelles, ces clefs supposées sont le fatras le plus ennuyeux qu’on puisse imaginer, & tout cela, faute d’avoir fait cette réflexion très-simple que, des que la corde fondamentale du ton est connue sur le clavier naturel, comme tonique, c’est-à-dire, comme ut ou la, elle détermine seule le rapport & le ton de toutes les autres notes, sans égard a l’ordre primitif.

Avant que de parler des changemens de ton, il faut expliquer les altérations accidentelles des sons qui s’y présentent a tout moment.

Le dièse s’exprime par une petite ligne qui croise la note en montant de gauche a droite. sol dièse, par exprime ainsi X, fa dièse ainsi 4. Le bémol s’exprime aussi par une semblable ligne qui croise la note en descendant XXX & ces signes plus simples que ceux qui sont en usage, servent encore a montrer a l’œil le genre d’altération qu’il causent.

Le bécarre n’a d’utilité que par le mauvais choix du dièse